Réponse
Non, les seules demandes des clients ne suffisent pas à justifier l’ouverture d’un café. Dans un cas, de nombreuses personnes ont demandé pendant un an l’ouverture d’un café en Uruguay, mais l’entreprise ne l’a malgré tout pas ouvert.
Une demande et un achat réel sont deux choses différentes. Un café exige une fréquentation aux bonnes heures, un panier moyen stable, une cuisine, du personnel, des autorisations, un loyer, des achats, des emballages, la gestion des pertes et une comptabilité. La popularité de l’idée ne garantit pas la rentabilité.
Avant de s’engager dans un bail de longue durée, il est plus logique de faire un test à petite échelle : proposer un menu limité, organiser un pop-up ou un événement, ou choisir un autre format permettant de réaliser de vraies ventes. La décision d’ouvrir doit reposer sur des commandes récurrentes, la marge et un modèle opérationnel clair, et non sur des commentaires bienveillants.