Réponse
En Uruguay, l'attitude envers les Russes est généralement décrite comme sereine et positive : ils sont souvent perçus comme des migrants européens, sans hostilité particulière au quotidien liée précisément à leur origine russe.
L'expérience globale d'un migrant ne dépend toutefois pas uniquement de son passeport. La langue, le quartier, le travail, le cercle social, la volonté de respecter les règles locales et la capacité à se faire comprendre sans recourir constamment à un intermédiaire jouent un rôle important. Sans parler espagnol, une personne peut se replier sur un milieu russophone et moins bien comprendre les attentes locales.
Il ne faut pas généraliser une impression à l'ensemble du pays. Au sein de la société, les attitudes peuvent varier selon les groupes de migrants, et les relations au quotidien diffèrent d'un quartier à l'autre. En pratique, mieux vaut évaluer non pas si les gens « vous aiment ou non », mais dans quelle mesure vous pouvez communiquer, effectuer vos démarches et nouer des liens dans la ville choisie.